[Indonésie] - Java

Après nos multiples changements d’itinéraire il nous restait 2 bonnes semaines à remplir avant de rejoindre la Birmanie. L’Indonésie était déjà apparu plusieurs fois dans nos plans avec des îles et des durées différentes. Pour une durée assez courte Java nous semble appropriée. Il y a en plus 2 endroits qui me font envie depuis un moment: le volcan Bromo et le temple de Borobudur. C'est donc parti pour un tour rapide de l’île la plus peuplée de l'archipel indonésien!


Le programme:


Arrivée le 26 septembre au soir à l’aéroport de Surabaya en provenance de Brunei pour en repartir depuis la capitale le 12 octobre, toujours en avion. Entre les deux pas mal de trajet en train.

  • Surabaya: 1 nuit de transit entre le 26 et 27 septembre 2017.
  • Cemoro Lawang (Mont Bromo): du 27 au 29 septembre 2017.
  • Banyuwangi (Karangasem): du 29 septembre au 2 octobre 2017.
  • Malang: du 2 au 4 octobre 2017.
  • Yogyakarta: du 4 au 10 octobre 2017.
  • Jakarta: du 10 au 12 octobre 2017.
Et sur la carte voici notre parcours:

Notre découverte de Java

Petit résumé étape par étape:


  • Cemoro Lawang:
On pensait traîner 1 journée à Surabaya avant de prendre un train jusqu’à Probolinggo puis enchaîner jusqu'à Cemoro Lawang, le village permettant d'aller admirer le Mont Bromo. Finalement il est plus facile de rejoindre la gare routière de Surabaya depuis l’aéroport que la gare de train. C'est donc dès le lendemain de notre arrivée sur le sol indonésien que l'on prend la direction de Probolinggo en bus. On a lu plusieurs commentaires sur internet alertant sur les arnaques là-bas avec des bus vous déposant devant des agences complices pour que vous passiez par eux pour rejoindre Cemoro Lawang. On s’était donc préparé au pire et finalement ça se sera passé pas trop mal (on aura quand même du en envoyer chier 2 ou 3).  Une fois en haut et le soleil couché on ressort vite les manteaux pour aller manger un peu et se coucher tôt (dans notre chambre glauque). En effet demain on se lève tôt pour assister au lever de soleil.

Il est 3h30 quand nous commençons la marche pour rejoindre un point de vue permettant d'admirer la caldeira dans laquelle on trouve notamment ce fameux volcan Bromo. Nous ne sommes pas les seuls équipés de nos frontales à se frayer un chemin dans l’obscurité. Heureusement le sentier est facile même si ça grimpe pas mal. On passe un premier point de vue aménagé avec une plateforme d'observation mais on continue à monter un peu avant de se caler à un endroit sans rien devant pour nous gêner. On sera rejoint un peu avant le lever du soleil par un autre couple mais on est content d’éviter la foule compacte qu'on peut voir sur certaines photos (il s'agit en fait du point de vue où se retrouvent les 4x4 de ceux qui passent par un tour organisé).


Petit à petit le jour se lève et le superbe panorama apparaît. En plus du Bromo qui crache de la fumée en continu on aperçoit au fond le volcan Semeru qui lui laisse échappé un panache de fumée à intervalle régulier. Au premier plan le Batok qui malgré sa silhouette conique très photogénique est souvent confondu avec le Bromo. J'ai beau avoir vu cette vue de très nombreuses fois en photo je ne suis pas déçu. Florine est également conquise.

La vue classique du Mont Bromo. C'est celui qui fume à gauche.

On retourne ensuite au village pour un petit-déjeuner avant d'aller cette fois grimper sur ce fameux Bromo. Pour cela on passe par un chemin dans le village qui permet de descendre dans la caldeira gratuitement. On marche un petit moment dans ce paysage de désolation avec ce sable gris avant d'arriver au pied du volcan.

Prête à affronter la poussière

Pour monter il suffit de prendre l'escalier, un peu recouvert par les cendres tout de même. A mesure que nous progressons le souffle du volcan se fait de plus en plus présent jusqu’à déboucher sur l’arrête au sommet...et là la claque! Le bruit est assourdissant et on peut voir le fond du cratère. C'est vraiment un grand moment.

Offrandes pour le volcan

  • Banyunwangi:
Après cette belle expérience du mont Bromo notre second objectif est à nouveau un volcan, le Kawah Ijen. On retourne à Probolinggo mais cette fois à la gare ferroviaire pour prendre notre premier train indonésien. Il reste des places dans la catégorie eksekutif, la plus chère. Mais le confort est bien là avec de l'espace aux jambes. Ce qui n'est pas plus mal car si la distance en kilomètres est raisonnable il nous faudra bien 4 heures pour rejoindre la gare de Karangasem notre but. On trouve rapidement une chambre en face de la station chez une gentille famille et pour un prix défiant toute concurrence, 6 € la chambre avec salle de bain privative et le petit-déjeuner (notre logement le moins cher depuis le début de ce long voyage). Après une journée à ne rien faire de spécial on loue un scooter pour rejoindre le pied du volcan Ijen. Et avec un départ encore plus matinal que pour le Bromo! Il est 0h30 (!) quand nous enfourchons notre 2 roues pour environ 1 heure de route. A mi-chemin la pluie fait son apparition mais on garde espoir. Au détour d'un village des gens essayent de nous faire payer un droit de passage. On n'a jamais rien lu de tel, l’accès au volcan est effectivement payant mais se règle au début de la randonnée. On force donc le barrage flairant l'arnaque. Une fois à destination on cherche une place pour le scooter, c'est qu'il y a un sacré monde!  C'est donc accompagnés de multiples compagnons de lampes torches, sous la pluie, que nous commençons l'ascension.

Mais au fait pourquoi être parti si tôt? Pour voir les fameuses flammes bleues dégagées par la combustion des vapeurs de souffre qui s’échappent du volcan. Et comme ce phénomène n'est visible que la nuit voila pourquoi tant de monde s'inflige un réveil à l'heure où on pense plus à se coucher. Mais trêve d'explication, on a un volcan à gravir. Et si c'est un peu plus compliqué qu'au Bromo on s’attendait à pire au vu de certains retour. En y allant à son rythme il n'y a pas de soucis particulier pour arriver au sommet. Mais une fois la haut il faut maintenant descendre. On enfile nos masques à gaz (on les avait loué avec le scooter, sinon des gens en proposent en haut) et c'est parti pour essayer de ne pas tomber. Avec la pluie ça glisse pas mal, il faut prendre son temps. On croise un mineur qui remonte chargé de souffre. Il n'a pas de protection et quand on reçoit notre première fumée on réalise les conditions de travail extrêmes qu’endurent ces hommes. Avec le masque à gaz on supporte bien au niveau des poumons mais alors qu'est-ce que ça pique les yeux! On s'accroupit, on ferme les yeux et on attend que ça passe...jusqu’à la prochaine bouffée.

Entre 2 fumées les flammes bleues

Une fois en bas on aperçoit ces fameuses flammes bleues. Mais est-ce la pluie ou l'humeur du jour du volcan, il y a beaucoup de fumée. On en profite avec les yeux mais on se résout vite à abandonner l’idée d'essayer de faire des photos, ça ne donne rien du tout. Après un moment à regarder le spectacle on remonte au niveau de l’arrête du cratère en espérant que le temps se dégage pour admirer le lac acide (le plus acide du monde parait-il). Hélas il continue à pleuvoir, on ne voit rien, on est trempé, on a froid. On patiente un long moment avant de se résoudre à redescendre. Le mauvais temps semble bien installé, notre rendez-vous avec le Kawah Ijen est manqué, fait chier!

PS: si vous voulez voir ce qu'on a loupé vous pouvez cliquer ici ou .

  • Malang:
Après ces 2 premières étapes volcaniques on se remet un petit coup de train, pour 7 h cette fois et en classe économique. Départ à 5 heures (mais pourquoi ce pays ne veut pas nous laisser dormir?) pour un joli trajet au milieu des rizières. Notre point de chute est la ville de Malang qui a l'avantage de nous permettre de couper le trajet en deux avant de rejoindre Yogyakarta. On ne sait pas trop ce qu'on va y trouver mais ça commence bien: on a un lavabo dans la salle de bain. Oui, nos 2 précédents logements n'en n'avait pas. Pas très pratique pour se laver les mains ou se brosser les dents!

Le programme est assez tranquille. On va se promener près du marché aux oiseaux. On a en effet pu remarquer que devant de nombreuses maisons il y avait une ou plusieurs cages à oiseaux. Et c'est donc dans ce genre de marché que les gens viennent choisir leur futur volatile de décoration... On trouve de tout jusqu'aux chouettes et corbeaux! Honnêtement on a trouvé ça un peu triste de voir ces pauvres bêtes confinées en cage.

Marché aux oiseaux de Malang

Marché aux oiseaux de Malang

On est également passé par la place Alun-Alun Tugu, sans doute l'un des seuls endroit que l'on avait vu en photo avant de venir. On avait également entendu parler de plusieurs édifices coloniaux mais de ce côté là je suis un peu déçu.

Alun-Alun Tugu

On repère sur Google Maps un endroit qui a l'air assez sympa et en plus pas très loin de notre hôtel: le Kampung Warna Warni Jodipan. Et en effet le lieu est vraiment pas mal! Très coloré on ne peut pas le manquer depuis le pont qui passe à côté. Il s'agit d'un ancien bidonville qui a été transformé suite à un projet menés par des étudiants d'une université de Malang. Ils ont obtenu le partenariat d'une entreprise de peinture et voila le résultat.

Kampung Warna Warni Jodipan

Depuis l'endroit semble populaire auprès des touristes indonésiens. Contre un faible droit d’entrée (2000 roupies) on peut également se promener dans les ruelles. Plusieurs installations permettant de faire des photos originales sont en place, une bonne idée quand on voit la passion des selfies qu'on les gens.

On s'amuse!

Sans aucun doute l'endroit à visiter si vous passez par Malang. En plus le quartier continue d’évoluer. Une passerelle reliant les 2 rives allait être inaugurée quelques jours après notre venue.

Kampung Warna Warni Jodipan

Notre autre coup de cœur de cette ville aura été un petit warung près de la gare où nous avons pris nos repas du soir. En face de la gare on trouve une zone avec une multitudes de petits restaurants collés les uns aux autres (des warungs). Ils proposent quasiment tous la même chose du coup pas facile de faire son choix. On choisit une petite échoppe où les dames, mère et fille, nous semblent sympathiques. Elles semblent toute contentes d'avoir des étrangers qui viennent manger chez elles, du coup on n’échappera pas à la demande de photo, ça nous est déjà arrivé plusieurs fois depuis notre arrivée en Indonésie. Elles sont tellement gentilles que le lendemain c'est nous qui demandons à faire une photo histoire de garder un souvenir de ces très bons moments.

Rencontres indonésiennes

  • Yogyakarta:
Plaque tournante du tourisme javanais Yogyakarta serait notre camp de base pour plusieurs jours. On commence par un passage par la rue Malioboro mais on cherche toujours l’intérêt de la visite. Si vous cherchez un souvenir à la limite. Avant de continuer notre découverte de la ville on file tout d'abord au temple de Borobudur (Candi Borobudur en indonésien) histoire d’éviter le week-end et tenter d'avoir un peu moins de monde. Un classique semble être de faire le lever du soleil soit depuis une colline alentour soit depuis le temple directement (mais c'est cher). On préfère viser à l'heure d'ouverture officielle du site soit 6h (si vous aimez les grasses matinées ne venez pas en Indonésie!). Une fois n'est pas coutume on passe par une agence pour le transport sur place. En comparant les prix ça revient quasiment au même qu'avec la combinaison de bus si on veut se débrouiller par soi même et au moins on est certain d’être sur place à l'heure. Après environ 1 heure de trajet on est effectivement devant les grilles en attendant l'ouverture.

Candi Borobudur

L’atmosphère est brumeuse sur la forêt qui entoure le temple et l'ambiance est agréable. Il y a encore peu de monde. Heureusement car la zone où se trouvent les stupas, l'image cliché du site, n'est pas si grande. Le temple est imposant mais je m'attendais quand même à plus étendu.

Candi Borobudur

Après avoir profité de la lumière du début du jour sur les 2 terrasses supérieures (où se trouvent les stupas) on explore les autres étages en descendant progressivement. C'est moins photogéniques mais les scènes et les personnages sculptés sont vraiment à voir.

Candi Borobudur

On repart en début de matinée pour aller glander à l’hôtel. Ce n'est peut-être pas le coup de cœur que j'attendais mais le lieu est tout de même à voir. Florine a également apprécié le site, surtout au tout début avant l’arrivée des "selfieurs".

Narcisse

Candi Borobudur

C'est le week-end, du coup on se garde la visite de l'autre site classé à l'UNESCO pour lundi et on se promène dans la ville. Premier arrêt, Taman Sari (Water Castle), les restes d'un site érigé par le sultan local à proximité du palais. Il n'en reste que la partie des bains et on ne peut pas dire que l'endroit nous ait convaincu.

Taman Sari

Par contre les petites rues autour du palais sont plutôt mignonnes et permettent d’échapper aux grandes artères poussiéreuses et bruyantes. Le samedi soir nous retournons dans cette zone, sur la place Alun Alun Kidul pour voir le kitsch indonésien. L’activité ici c'est de louer une voiture à pédales, généralement de la forme d'une coccinelle ou d'un combi VW, le tout bardé de néons. Et ensuite on fait le tour de la place.

Kitsch indonésien

Le lendemain c'est visite du Kraton, la palais du sultan, ou tout du moins la partie ouverte au public. Chaque jour un spectacle traditionnel est donné et normalement en ce dimanche c'est la danse. Quand on arrive c'est de la musique qui est jouée. Il y a encore des places assises du coup on s'installe mais au bout d'un bon moment à attendre, point de signe de danse mais toujours la musique javanaise. Et pour être honnête c'est assez plat, on n'a pas accroché.

Joueurs de Gamelan

Du coup on se lève et on part visiter le reste du palais. On se fait interroger par des étudiants à qui les professeurs demandent de parler aux touristes pour pratiquer leur anglais. Une fois la photo de groupe réalisée on arrive au niveau d'une autre scène où il y a de la danse. Il s'agit de cours et les professeurs semblent intransigeants!

Les élèves répètent

Le reste de la visite n'est pas mémorable. Quand on revient au niveau de l’entrée on se rend compte qu'il y a bien le spectacle de danse! On n'en profitera que quelques minutes, c'est déjà la fin. C'est assez peu rythmé mais la précision dans les gestes est assez ahurissante.

Danseuses javanaises

Pour finir notre séjour à Yogyakarta direction le temple de Prambanan, cette fois ci avec les efficaces bus de ville. Si Borobudur est une construction bouddhiste, l'ensemble de Prambanan est shivaïte. Cependant les 2 sites sont plus ou moins de la même époque, le IXe siècle.

Prambanan

Les pierres utilisées sont un peu de la même couleur que Borobudur mais l'architecture nous fait penser un peu aux photos que nous avons vu d'Angkor, la végétation en moins. On est surpris par les très nombreux tas de pierres tout autour du site principal. On ne sait pas si ce sont les restes du dernier tremblement de terre qui a endommagé le site.

Tas de pierres

Un peu plus loin, toujours dans l'enceinte du parc se trouve un autre gros temple, Candi Sewu. Il est bouddhique et est antérieur à Prambanan. Là encore beaucoup de constructions sont à terre mais ça ajoute presque quelque chose à l'ambiance, surtout qu'il y a très peu de monde qui fait le chemin jusqu'ici.

Candi Sewu


  • Jakarta:
On n'a pas prévu de visiter grand chose de la capitale indonésienne, on a seulement pris une journée tampon au cas ou pour ne pas louper notre avion. Pas très loin de notre hôtel se trouve le monument national (Monumen Nasional). C'est une grande tour style obélisque, assez quelconque. Elle est située sur une immense place qui serait le deuxième plus grande place publique du monde.  Et pour le coup c'est un problème, après avoir fait un grand tour aucune entrée n'est ouverte... Il fait chaud, on lâche l'affaire et on se contente de la vue derrière les grilles.

Monumen Nasional


Quelques Chiffres:

  • 17 jours sur place
  • 294,5 € dépensés par personne soit une dépense journalière de 17.3 € chacun.

Nos impressions:


On craignait un peu le pire, après avoir lu plusieurs commentaires avant de venir, sur des arnaques et le comportement des gens. Finalement à part près du Mont Bromo nous avons trouvé les indonésiens très gentils, particulièrement lors de notre étape à Malang. On a apprécié le fait de voyager en train, long mais confortable. Et on s'est habitué à poser en photo avec les locaux!
Les paysages volcaniques sont magnifiques et les célèbres temples près de Yogyakarta valent le détour. Par contre les villes javanaises ne nous ont pas charmé. Bruyantes, peu agréables à parcourir à pied ce n'est pas là que se situe l’intérêt de l’île.
Au niveau de la nourriture ce n'est pas trop mal! Outre les classiques nasi goreng (riz frit) et mee goreng (nouilles frites), généralement toujours bien préparés, on trouve d'autres plats intéressant à goûter, souvent à des prix dérisoires comme le bakso.
Bref, une bonne surprise que cette courte découverte indonésienne qui nous a donné envie de découvrir d'autres îles de l'archipel à commencer par Sumatra.






Brunei

Le sultanat de Brunei Darussalam ne fait pas partie des destinations touristiques les plus en vues. Petit par la taille, coincé entre les états malaisiens de Sarawak et de Sabah sur l’île de Bornéo il est prospère grâce au pétrole. C'est pourtant la deuxième fois que nous y venons! Il faut dire que le sultanat est connu chez certains amateurs d'automobile pour une collection de voitures assez extraordinaire et très secrète. C'est donc principalement autour de cette quête que s'est déroulé ce deuxième voyage. Mais dans cet article on va plutôt parler des choses à faire à Brunei basé sur nos 2 visites ici.

1. Mosquée Omar Ali Saifuddin


Sans doute l'image la plus connu du sultanat cette belle mosquée est photogénique avec son plan d'eau et sa construction en forme de bateau au premier plan. En plus un agrandissement de l'esplanade avec la création d'un parc va sans doute permettre d'augmenter les points de vue sur l’édifice. Ce n’était pas encore inauguré lorsque nous y étions, l'occasion d'y revenir. L’intérieur est par contre plus banal même si on peut noter un escalator permettant d’accéder à ce qui serait la salle de prière de la famille royale.

Mosquée Omar Ali Saifuddin (photo mai 2013)

2. Kampung Ayer


Pas très loin de la mosquée, si vous vous approchez de l'eau vous vous verrez proposer par moult bateliers des promenades pour découvrir le village flottant. On ne l'avait pas fait il y a 4 ans on a donc réparé cet oubli. Près de 15 000 habitants vivent encore dans cette véritable ville sur l'eau: école, commissariat, caserne des pompiers... Certaines maisons sont un peu défraîchies et c'est plutôt la population pauvre du pays qui vit ici. Mais on est loin du bidonville. Tout le village est relié à l'eau courante par exemple.

Au fond les maisons du village flottant et le nouveau pont reliant les 2 parties de Brunei
Au fond les maisons du village flottant et le nouveau pont reliant les 2 parties de Brunei

Pour visiter 2 solutions: soit un tour d'une durée et d'un prix à négocier avec un batelier (à partir de 10 dollars de Brunei le bateau, 30 dollars si vous allez voir la mangrove avec peut-être la chance d'apercevoir des nasiques) ou alors une traversée en bateau taxi (1 dollar par personne) et une exploration à pied en parcourant les pontons.

3. Royal Regalia


On reste en centre-ville pour visiter le musée où sont exposés les cadeaux fait au sultan par les dirigeants du monde entier. Un peu kitch mais c'est gratuit. En plus il faut se déchausser à l’entrée et on vous prête des chaussons. Et visiter un musée en chausson ce n'est pas tous les jours.

4. Le centre-ville de Bandar Seri Begawan


Tant que vous êtes dans le centre de cette calme capitale vous pouvez aller observer cette drôle d'horloge qui sert de rond-point.

Bandar Seri Begawan (photo mai 2013)

On peut jeter un œil également à l'esplanade qui sert lors de différentes célébrations. Et si vous êtes à la recherche de cartes postales par exemple (pas si facile à trouver ici) un tour au sous sol du centre commercial Yayasan Complex. Et on a une bonne vue sur la mosquée Omar Ali Saifuddin depuis le parvis.

Mosquée Omar Ali Saifuddin depuis le Yayasan Complex

5. Istana Nurul Iman


A l’écart du centre se trouve le palais du sultan considéré comme la résidence la plus grande du monde. A moins d'avoir la chance de tomber lors des 3 jours suivant la fin du ramadan il faut se contenter du portail d’entrée. Pour une vue un peu meilleure on peut continuer jusqu’à un petit parc publique le long de la rivière.

L’entrée du palais du sultan

6. Mosquée Hassanal Bolkiah


Du nom du souverain actuel c'est sans doute la plus belle mosquée que nous ayons vu de tout notre voyage. Contrairement à la mosquée du centre la visite de l’intérieur est ici intéressante.

Mosquée Hasannal Bolkiah (photo mai 2013)

Mosquée Hasannal Bolkiah (photo mai 2013)

7. Jerudong Park


Il y a 4 ans venir à Jerudong c’était partir pour une exploration d'un parc d'attraction abandonné. Se promener seul au milieu des vieux manèges au son de l'appel à la prière reste un moment fort dont on se souvient parfaitement.

Jerudong Park (photo mai 2013)

Jerudong Park (photo mai 2013)

Jerudong Park fait partie de ces projets un peu fou du début des années 90 quand l'argent coulait à flot et que le frère du sultan regorgeait d’idée pour le dépenser. Avec la crise asiatique de 1997 le robinet s'est tari et le sultan a contraint son frère à quitter le pays (il y est depuis revenu après une longue bataille judiciaire). Il faut dire que ce dernier, alors ministre des finances et président du fond souverain, puisait allégrement dans les trésoreries du pays. Pour l'anecdote il aurait dépensé 500 000€ par jour pendant 10 ans...

Jerudong Park (photo mai 2013)

Jerudong Park (photo mai 2013)

Depuis le parc a repris vie. Si une partie avec des attractions abandonnées subsistent, elle est maintenant clôturée et il faut se contenter de les observer derrière les grilles. Par contre de nouveaux manèges ont fait leur apparition et il y a du monde le samedi soir. Mais pour le visiteur de passage l’intérêt est bien moindre.

8. Jerudong


Tant qu'on est à Jerudong il faut continuer jusqu'au polo club. Au bout des terrains les écuries sont maintenant pleines de chevaux. Il y a 4 ans c’était désert. La encore un endroit crée du temps de la folie des grandeurs semble reprendre vie. Un hôpital a été construit juste derrière. Et pour l'anecdote c'est à quelques centaines de mètre d'ici que se cacherait les restes de la collections fantasmagorique de voitures.

Si on se promène entre le golf et les terrains de polo en se rapprochant de la plage on tombe sur un bien triste spectacle. Un éléphant seul dans un enclos, attaché à une chaîne. Un écriteau indique que cette pauvre bête est arrivée à Brunei en 1988. Quand on observe le comportement de l'animal on ne peut qu'y voir de la souffrance et de l'ennui extrême.

Kay Tak l'éléphante

9. Empire Hotel


Un autre des projets démesuré cet immense hôtel est toujours en fonctionnement. Si votre portefeuille ne vous permet pas d'y séjourner il est quand même possible d'aller se promener et de rentrer dans l'immense hall principal.

Empire Hotel

10. Parc national Ulu Temburong


Le pays est partagé en deux. Lors de notre première venue pour accéder à la deuxième partie de l’île pour aller explorer le parc d'Ulu Temburong nous avions pris un bateau. C'est d'ailleurs un très bon souvenir que ce trajet. Imaginez des canaux au milieu de la jungle et un bateau rapide qui se penche allégrement dans les virages, mieux qu'un manège! Mais depuis un pont a été construit et j'imagine que les bus vont prendre le relais.

Quoiqu'il en soit une sortie dans la jungle est vraiment sympa. Il y a quatre ans nous avions été jusqu’à la canopée (on y accède en descendant une rivière dans une pirogue à moteur). Elle est vraiment sympa et pour le coup permet vraiment de profiter d'une belle vue sur la canopée contrairement à celle de Taman Negara.

Ulu Temburong (photo mai 2013)

Au retour on s’était arrêté dans un bassin au pied d'une cascade pour se faire une petite séance de fish spa!

11. Les palais


Et pour sentir le côté un peu unique du pays il ne faut pas hésiter à aller regarder les demeures fastueuses qui parsèment le royaume. Certaines sont même abandonnées. Mais à chaque fois bien gardées. Rarement on peut observer les palais mais les entrées démesurées feront travailler votre imagination. 3 endroits où la concentration est importante: Jerudong, la colline en face du palais du sultan et la zone près du bureau du premier ministre. Ce dernier vaut d'ailleurs le coup d’œil, folie des grandeurs toujours.

Exemple de la démesure brunéienne


Infos pratiques:

  • 2 ou 3 jours nous semblent suffisant pour visiter ce petit pays. 1 jours pour Bandar Seri Begawan et ses environs, 1 ou 2 jours pour le parc d'Ulu Temburong.
  • Louer une voiture nous parait indispensable pour profiter de l'ambiance de Brunei (c'est à dire partir à la découverte de la folie des grandeurs). La première fois nous étions partis de Miri en Malaisie. Les locations y sont bien moins cher même avec le surcoût que facturent les loueurs pour pouvoir aller à Brunei avec. A noter tout de même: une fois au sultanat vous ne pourrez pas faire le plein partout avec une voiture en plaque malaisienne. Il faut trouver des pompes spéciales qui appliquent un tarif plus élevé pour les véhicules étrangers. Cette année on a pris une voiture directement depuis l’aéroport de Bandar Seri Begawan. C'est plus cher mais si vous arrivez directement à l’aéroport de Brunei pas trop le choix.
  • Le dollar brunéien suit le même cours que le dollar singapourien. Il est à priori possible de payer en dollar singapourien à Brunei.
  • Pour info nous avons dépensé 153,8€ par personne pendant cette escapade à Brunei (du 23 au 26 septembre inclus)







Malaisie, la vidéo

Malaisie et Singapour - Partie 2

Partie 2 de notre découverte de la Malaisie continentale.

Petit résumé étape par étape:


  • Kuantan:
La ville n'est pas vraiment une destination touristique et ça tombe bien, c'est exactement ce qu'on cherchait pour laisser passer le long week-end de vacances qui s'annonce en Malaisie. Fête nationale le jeudi, Hari Raya le vendredi, autant dire que pendant 4 jours il risque d'y avoir pas mal de monde à certains endroits. A Kuantan c'est l'inverse, ça sera très calme.

La belle mosquée à Kuantan

Pour le jour de la fête nationale on veut assister au défilé. Ça tombe bien il passe à côté de notre hôtel et de la grande mosquée de la ville. On a droit au défilé de différentes écoles, des militaires, des pompiers agrémenté de parachutistes et du passage des avions de chasse à la fin. Rien que du classique mais c’était sympa de se retrouver au milieu des malaisiens en agitant nos drapeaux.


A part ça on ne fera pas grand chose se contentant de quelques promenades en ville. On va également voir la ville de Pekan où habite le sultan de l’état de Pahang. Outre le palais du sultan qu'on ne peut qu'apercevoir derrière les clôtures il y a quelques musées dont celui du Sultan Abdullah qui est dans une ancienne mosquée et centré sur l'islam. Sinon la ville est assez petite et se visite assez rapidement.

Masjid Sultan Abdullah Museum

  • Tioman:
Après notre expérience mitigée sur l’île de Koh Samet en Thaïlande on décide quand même de retenter l’expérience en rejoignant l’île de Tioman. Ce qu'on n'a pas anticipé c'est que pour partir de Kuantan le lundi on ne trouverait pas un bus! Ils sont tous complets beaucoup de gens ayant prolongé leur week-end en rentrant chez eux le lundi. On se rabat donc sur le bus qui part le mardi à ...1 heure du matin! Heureusement la gare routière de Kuantan n'est pas la pire pour attendre. Nous arrivons à Mersing, la ville où on prend le ferry à 4 heures du matin. Au moins nous ne sommes pas en retard pour prendre le bateau qui part à 10h30!

Tioman
Tioman

Après deux heures de bateau congelé (merci la clim) et serré comme des sardines on est heureux d'arriver enfin à notre hôtel. On voit la mer, en quelques pas nous sommes sur la plage et l'eau est magnifique. Le programme des 3 jours va être simple. On les passe la tête sous l'eau avec masques et tubas à admirer les fonds marins. Poissons de toutes les couleurs, une superbe raie pastenague à taches bleues et des coraux très beaux. Pour le coup on serait bien rester plus longtemps! Par contre pas de photo, le caisson étanche ayant décidé de rendre l’âme avec la Go pro dedans bien sur #bontiming! Une autre chose qui nous fît plus apprécier ce deuxième séjour insulaire est la présence d'un village (Tekek) ce qui évite de se retrouver avec uniquement des hôtels. En plus ça permet de se nourrir pour des prix correct.

  • Singapour:
Après cette parenthèse couleur turquoise retour en ville et changement de pays. Direction la cité-état de Singapour, tout au sud de la péninsule malaise. Changement de devises donc, bienvenue au dollar singapourien et aux prix européens...

Nous sommes à quelques jours du grand-prix de Formule 1 et les derniers préparatifs animent le centre-ville. On voit clairement qu'ici le niveau de vie est élevé et l’activité favorite semble être le shopping. On n'est pas vraiment emballé pour l'instant. On profite du pass touriste pour les transports pour faire les feignants et visiter la ville en profitant des bus publics à étage avant d'aller pour le premier soir voir le spectacle "eau et lumière" qui a lieu devant l'un des emblèmes de la ville, l’hôtel Marina Bay Sands.

L’hôtel Marina Bay Sands

Pour le coup on s'est un peu loupé! On s'installe en face de l’hôtel en pensant que celui-ci servait de toile de fond au spectacle. Il n'en est rien et d'ici on est un peu loin pour pouvoir apprécier. On se console avec la vue de nuit qui rehausse un peu notre impression de la ville.

Le Merlion, symbole de Singapour

Le deuxième soir Florine va toute seule profiter de ce qui est sans aucun doute l'attraction numéro un de Singapour: Gardens by the bay et ses arbres futuristes qui s'illuminent le soir. De mon côté je reste couché, très fatigué avec de la fièvre et des articulations douloureuses. Les symptômes ressemblent à ceux du chikungunya on craint de devoir prolonger notre séjour ici. Mais le dernier jour je vais un peu mieux ce qui me permet d'aller moi aussi profiter du spectacle nocturne au Gardens by the bay. Florine me l'avait bien vendu et effectivement le son et lumière est très sympa (tous les soirs à 19h45 et 20h45).

Gardens by the bay la nuit

Le lendemain je ne vais pas trop mal et on repart donc vers la Malaisie, pas enchanté par Singapour que l'on a trouvé très artificielle mais content d'avoir pu nous faire notre opinion. L’idéal selon nous? Une longue escale qui vous permette d'aller voir les spectacles nocturnes.

  • Melaka:
Avec Georgetown Melaka (ou Malacca) et l'autre ville coloniale classique des circuits touristique malaisien. Ayant connu tour à tour l'influence portugaise puis hollandaise et britannique en plus d’être soumis aux influences du commerce maritime grâce à sa position au niveau du détroit de Melaka on s'attend à quelque chose de sympa. Malheureusement on est assez déçu. Ça ne vaut clairement pas Georgetown et on en fait assez vite le tour.

Les rickshaws kitchissimes de Melaka

Il y a bien quelques bâtiments intéressants mais au final on est plus surpris par les rickshaws décorés de façon loufoques qui promènent les touristes la musique a fond.  La promenade aménagée au bord de la rivière est tout de même agréable de même que le cimetière chinois.

Melaka
Dutch square

On s’éloigne du centre historique pour aller voir la mosquée flottante (Selat Melaka). Un peu excentrée, construite sur une île artificielle, on traverse un quartier absolument désert pour y accéder. Et pourtant ça construit encore! On est d'ailleurs surpris du nombre impressionnant de grands ensembles hôteliers, à se demander comment ils peuvent tous survivre.

Masjid Selat Melaka

  • Kuala Lumpur:
Dernière étape malaisienne et première fois depuis le début de notre voyage que nous revenons dans une ville qu'on a déjà visitée. C'est pour ça qu'on commence par aller visiter l'autre capitale, Putrajaya (capitale administrative).

Putrajaya

Cité un peu utopique créée de toute pièce récemment elle est très étendue avec de grandes avenues. Pas idéal pour une exploration à pied donc. On avait lu qu'on pouvait louer des vélos à la gare mais on les cherche encore! On se rabattra sur un bus qui nous rapprochera du quartier où se trouvent les bâtiments administratifs et la mosquée rose.

Mosquée Putra

J'entre seul voir l’intérieur Florine ne voulant pas "jouer le jeu du voilage". Alors qu'on veut ensuite aller voir autre chose une forte pluie nous oblige à nous abriter un long moment. Du coup nous n'avons pas le temps d'aller explorer grand chose et notamment les grands parcs. On se contente des constructions souvent assez impressionnantes.

Putrajaya

Si on aurait bien aimé pouvoir plus en profiter avec un vélo on a quand même bien apprécié cette escapade dans cette ville assez particulière.

Istana Kehakiman, Putrajaya

De retour à Kuala Lumpur on ne commence pas directement les visites. En effet pour son anniversaire le cadeau de Florine était 1 ou 2 nuits dans un hôtel haut de gamme. 1 mois plus tard c'est le moment. Au programme 2 nuits à l’hôtel Majestic de Kuala Lumpur et son buffet petit-déjeuner gargantuesque. Une parenthèse luxueuse qui fait du bien après 10 mois le sac sur le dos.

Joyeux anniversaire!

Pour le temps restant à Kuala Lumpur on repassera par pas mal d'endroit qu'on avait déjà vu il y a quatre ans dont les incontournables Petronas Tower qu'on va voir de nuit.

Petronas Tower


Quelques chiffres:

  • 41 jours sur place pour une moyenne de 20,15€ par jour et par personne.
  • 691,92€ dépensés en Malaisie.
  • 134,43€ pour Singapour. 
  • 1€ = 5 MYR (Ringgit) et 1€ = 1,61 SGD (Dollar singapourien)

 

Nos impressions:

Comme lors de notre première visite on repart avec de bons souvenirs de la Malaisie. Pays moderne il est facile d'y voyager tout en gardant un bon confort sans casser sa tirelire. En plus on peut vraiment varier les plaisirs: jungle, plages, villes historiques et modernes... Et même si on conserve une préférence pour Bornéo on ne peut que recommander un voyage en Malaisie continentale qui peut en plus parfaitement cadrer avec une durée de congés "classique". Et puis l'ambiance est sympathique, le touriste n'est pas roi et nous n'avons pas ressenti de tendance à l'arnaque.
Enfin, si la nourriture est peut-être moins fameuse qu'en Thaïlande les nombreuses communautés présentes permettent d'avoir accès à pas mal de diversité. De notre côté les restaurants indiens et leurs délicieux roti vont nous manquer.
Un point négatif tout de même: pas toujours facile d’être piéton. Les trottoirs sont souvent inexistant et n'attendez pas que les voitures s’arrêtent pour vous laisser traverser.