[Chili] - La Serena

Après 6 heures dans un bus en assez mauvais état nous arrivons en deuxième partie d'après midi à La Serena. Située en bord d'océan c'est une destination prisée pendant les vacances d'été chiliennes. Toutes les solutions économiques d'hébergement sont complètes. On se rabat donc sur une chambre louée via AirBnB.

La Recova
Nous aurons un rythme assez tranquille pendant nos 2 jours à La Serena. Nous nous promenons dans le centre-ville en passant notamment au marché de La Recova. Pas vraiment un marché à notre avis mais une multitude de boutiques de souvenirs. Pour un marché plus authentique avec plein de fruits et légumes abordables il faut aller à la feria de abastos (le mardi et le jeudi). Testé et approuvé.

Étal de marché touristique
Les rues du centre-ville sont assez jolies, avec plusieurs églises à observer.  Sur la place des armes de nombreux stands divers et variés (nourriture, souvenirs, jus de fruit, livres...) animent la cité.

Clochers de La Serena
Parmi les autres attractions de la ville se trouvent plusieurs musées, la plupart gratuits. Un des plus intéressants serait le musée d'archéologie avec notamment un véritable moai de l'île de Pâques. Malheureusement le musée était en rénovation lors de notre passage. Nous visitons un autre musée, le Museo Histórico Gabriel González Videla qui présente une exposition sur l'ancien président chilien Gabriel González Videla, natif de la ville et ancien propriétaire du bâtiment abritant le musée. J'ai bien aimé les nombreuses cartes anciennes exposées dans les différentes salles. En plus de l'exposition permanente il y avait une exposition temporaire de photographies, également intéressante. Pas un indispensable mais une visite sympathique avec peu de monde.

Expo photo
Enfin dernière visite pour nous dans le centre-ville, le museo a cielo abierto. Différent de celui de Valparaiso, il s'agit ici de plusieurs statues (de style classique) exposées sur le terre-plein central de l'avenue Francisco de Aguirre. Si la plupart sont des reproductions il y a quelques pièces originales. Et j'aime bien quand on a l’honnêteté de dire s'il s'agit de faux. Un bon point donc pour cette promenade!

Musée à ciel ouvert
En continuant la balade après le museo a cielo abierto, la haie d'honneur de statues fait place à une haie de palmiers. Et au bout le phare et la plage. C'est notre programme de notre dernier jour ici, le 9 février.

Le phare
Sur la plage on observe plusieurs personnes ramasser des coquillages. Mais ici point d'escalade dans des rochers ou de grattage du sable. Il suffit d'attendre que les vagues les ramènent. On a oublié le nom mais apparemment il les mange avec seulement un petit peu de citron.

Coquillage
 An voyant la plupart des hébergements complets nous avions un peu peur de tomber sur une ville surpeuplée en cette période estivale. Finalement cet afflux de vacanciers n'était pas oppressant. Sans doute est-ce même la meilleure période pour visiter la Serena car cela apporte des animations en ville. Un surnom que l'on a donné à la ville: Incroyable Talent. En effet à chaque feux rouge des jeunes se produisent pour y récupérer quelques pesos auprès des automobilistes. On avait déjà vu des jongleurs mais ici la diversité est grande: danseurs, gymnastes, jongleurs de feu, chanteurs, clown...Un spectacle à chaque coin de rue!

Quelques repères:

  • Bus Santiago - La Serena: 11200 pesos avec Tur Bus
  • Empenada dans les stands sur la place principale: entre 1000 et 1200 pesos 
  • Churrasca (sorte de galette, soit refermée avec du fromage à l'intérieur, soit tartinée d'avocat): 700 pesos
  • Chaparrita (feuilleté avec une saucisse à l'intérerieur): 600 pesos
  • 1 kilo de tomates au marché: entre 300 et 500 pesos
Les prix sont de février 2017 et par personne. Devise: Pesos Chilien. Pendant notre séjour à La Serena 1€=690 pesos.

Hébergement:

  •  AirBnb. Pour bénéficier de 30€ de réduction vous pouvez vous inscrire via ce lien de parrainage.

Info pratique:

  • Plusieurs musées gratuits: archéologique, Gabrielo Gonzalez Videla, et celui des minéraux.
Palmiers et ciel bleu




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[Chili] - Santiago

Cette étape s'est rajoutée au dernier moment. Florine n'était pas très enthousiaste pour visiter la capitale du Chili et je n'y tenais pas plus que ça. Mais finalement j'ai trouvé dommage de ne pas aller y jeter un coup d’œil en étant si près. Après un petit trajet en bus depuis Valparaiso nous arrivons donc à Santiago du Chili. Pour rejoindre notre logement nous devons prendre le métro. Nous achetons donc la Tarjeta Bip qui permet d'utiliser le réseau de transport en commun de la ville. Il s'avère qu'elle est obligatoire pour les bus mais pas pour le métro. Quelques stations plus tard, nous sortons du métro et arrivons bientôt à notre appartement. Nous avons loué via AirBnB. Nous avons 30€ de réduction ce qui au final nous reviendra  moins cher que les auberges de jeunesse. Situé dans un immeuble de 26 étages, la vue depuis le toit du bâtiment est sympathique.

Vue depuis le toit de notre immeuble
Dans le quartier où nous sommes il y a de nombreuses tours comme la notre et comme notre résidence beaucoup ont une piscine au sommet. Quelque chose qu'on ne soupçonnait pas d'en bas!

La piscine des voisins
Dimanche 5 janvier, après une grasse matinée et un bon brunch dans notre chez nous temporaire, on va au musée automobile Jedimar (non non, ce n'est pas que pour ça que j'ai voulu venir à Santiago...). Situé dans une zone industrielle pas du tout glamour le musée est intéressant mais sans doute a réserver aux amateurs car rien d'autre que des voitures exposées. Je suis un peu déçu car certaines que j'avais vu sur des photos ne sont pas là mais il y a quand même des modèles intéressants.

Maserati 3500 GT Vignale Spyder
Après la visite Florine décide de rentrer à l'appartement. De mon côté je monte sur le cerro Santa Lucia qui offre un point de vue sur la ville et sa forêt d'immeubles avec les montagnes en toile de fond.

Vue depuis le cerro Santa Lucia
Le lendemain nous partons à la découverte du centre de Santiago. Les rues sont bien plus animées que la veille. Nous passons devant le palais présidentiel, la Moneda.

La Moneda
On passe ensuite sur la place des armes, place centrale de toute les villes du Chili. On commence à rentrer dans la cathédrale mais celle-ci ferme ses portes. Tant pis, on aurait bien profiter du frais car il fait chaud! On va faire un tour au marché central et on est assez déçus. Quelques échoppes vendent bien des produits frais, ici des produits de la mer, mais la plus grande partie du bâtiment est occupée par des restaurants qui ressemblent plus à des repères de touristes qu'autre chose. Les rabatteurs confirment notre impression.

Le marché central
On décide ensuite de rejoindre et de monter sur le cerro San Cristóbal. Plus haut que la colline Santa Lucia le point de vue est réputé. En chemin on passe par le quartier Bellavista, parait-il sympathique. A part des bars pseudo branchés on n'y a rien trouvé d'exceptionnel. Nous arrivons au pied de la colline. Il y a un funiculaire qui monte au sommet mais il est en maintenance! C'est donc parti pour une bonne heure d’ascension avant d'atteindre le sommet. Pendant la montée on s'arrête régulièrement pour observer la ville et se ravitailler aux fontaines à eau. En haut une statut de la vierge marie domine une scène, sans doute utilisée pour y donner des messes.

Messe de plein air
La colline est vaste, il y a notamment 2 piscines, mais nous n'aurons pas le temps de l'explorer. Après un dernier jus de fruit frais acheté dans la rue nous regagnons nos quartiers pour une dernière nuit à Santiago. Nous aurons eu ainsi un petit aperçu de la capitale chilienne avant de reprendre notre route vers le nord.

Quelques repères:

  • Bus Valparaiso - Santiago: 3000 pesos avec pullman bus (prix affiché 7200 pesos, on n'a pas compris d'où venait la réduction).
  •  Carte de transport Bip: 1550 pesos
  • 1 trajet en métro en heure normale: 660 pesos. Plus cher en heure de pointe, moins en heure creuse.
  • Musée de l'automobile: 1500 pesos tarif étudiant, 3000 pesos sinon. On n'a pas eu à présenter de justificatif pour avoir le tarif étudiant.
Les prix sont de février 2017 et par personne. Devise: Pesos Chilien. Pendant notre séjour à Santiago 1€=687 pesos.

Hébergement:

  • AirBnb. Avec nos 30€ de réduction c'était le plus avantageux. Pour bénéficier de 30€ de réduction vous pouvez vous inscrire via ce lien de parrainage.

Info pratique: 

  • Si vous prenez seulement le métro n'achetez pas la carte Bip. Les billets de métro peuvent s'acheter au guichet des stations. Elle est par contre obligatoire pour prendre le bus. Pour info c'est exactement l'inverse à Valparaiso.
Peu de maisons à Santiago mais des grands immeubles


[Chili] - Valparaíso, la vidéo

[Chili] - Valparaíso

Après un petit trajet en bus de nuit depuis Tomé (le premier au Chili), nous arrivons à Valparaiso au petit matin. Nous prenons notre petit déjeuner dans la bien peu agréable gare routière et nous nous mettons en marche vers notre hostel pour y poser nos sacs. En chemin on s'arrête un long moment dans un parc ce qui fait que nous arrivons en fin de matinée à notre auberge. Par chance la chambre est disponible de suite. On se repose un peu avant d'aller manger un almuerzo près du port. Pour choisir le restaurant, c'est simple, on prendra celui sans rabatteur. Et ici on les a trouvé particulièrement pénibles et coriaces. Ils vont jusqu’à traverser la rue pour venir vous réciter le menu du jour. Une bonne dose de sang froid est nécessaire pour ne pas les violenter.

La ville à l'assaut des collines
On est un fatigué du coup on se repose une bonne partie de l'après-midi. Je sortirai me promener un petit peu alors que Florine reste dans la chambre. On n'est pas très loin du port où je peux observer quelques cargos et de nombreuses embarcations qui proposent des tours aux touristes. C'est animé, il y a plusieurs vendeurs de nourritures que je repère pour ce soir.

Le port de Valparaiso
Mais en ressortant pour manger, pourtant pas très tard, un peu après 19 heures, il n'y a plus rien! Le quartier si vivant auparavant est maintenant limite désert. On arrive quand même à trouver des empanadas qui au Chili sont de bien plus grande taille qu'en Argentine.

Le  lendemain, jeudi 2 février, nous décidons de nous promener dans les fameuses collines (appelées cerro ici) de Valparaiso. Pour commencer, on prend notre premier ascenseur du séjour, l'ascensor El Peral,  pour monter sur l'esplanade du palacio Baburizza. A cause du fort relief il y a plusieurs ascenseurs (ou funiculaires) dans la ville, pas tous en état de marche cependant. Notre programme? Se perdre dans les ruelles pour y découvrir de nombreuses fresques et œuvres de street art. On commence par le cerro Alegre puis on remonte tranquillement jusqu'à l'avenue Alemania qu'on longe jusqu'à arriver au niveau de la maison de Pablo Neruda. Celle-ci se visite mais le prix nous semble exagéré. Nous passons notre tour et redescendons via d'autres ruelles, avec toujours autant de peintures recouvrant les murs.

Exemple de fresques
On finit la journée au point de vue du paso 21 de mayo auquel on accède avec l'ascensor Artilleria. Il y a pas mal de monde qui a eu la même idée que nous et nous devons attendre un petit peu avant de pouvoir monter. De là haut on a une belle vue sur le port et la ville.

Funiculaire
Pour notre dernier jour complet à Valparaiso nous commençons la journée par la visite du musée à ciel ouvert. Lancé par la municipalité il y a de nombreuses années en invitant une vingtaine d'artistes à s'exprimer sur les murs du cerro Bellavista, c'est en quelque sorte le déclencheur de la vague street-art à Valparaiso. Cependant il faut bien avouer que ce n'est pas l'endroit le plus intéressant de la ville. Les œuvres ont vieilli et semblent presque fades par rapport aux autres fresques qui jalonnent les bâtiments. Par contre les rues très pentues et tortueuses du coin sont parfois le décor de situations cocasses. Nous entendons des pneus crisser, un moteur vrombir. On se retourne et on voit une voiture littéralement bloquée à cause de la pente. Le malheureux conducteur a beau tout donner le seul résultat qu'il obtient est de voir partir ses pneus en fumée. Deux passantes lui indiquerons finalement la trajectoire permettant de franchir cette bosse.

Ça grimpe!
Pour déjeuner on trouve un petit restaurant au troisième étage d'un immeuble biscornu. Nous mangeons à côté des employés du coin qui prennent leur pause déjeuner. C'est moins cher qu'hier et en plus pas de rabatteurs qui vous énervent. On est presque en face du musée d'histoire naturelle. L'entrée y est gratuite, on décide donc d'aller voir ce que ça donne. Et c'est plutôt pas mal, avec notamment une partie vie marine intéressante. On s'y balade un peu mais l'objectif de l'après-midi est de prendre un trolley bus pour aller voir les lions de mer. Après quelques minutes de trajet nous descendons du trolley et commençons par grimper à nouveau pour atteindre un autre mirador (point de vue). Si au loin les collines colorées sont jolies le premier plan constitué d'un grand centre commercial n'est pas très glamour. On continue donc notre route avant de redescendre au niveau de l'océan. On regarde les vagues s'exploser sur les rochers. On marche ensuite le long de la promenade côtière, bien défoncée par endroit, et on arrive au niveau d'une colonie de lion de mer. On les observe pendant un bon moment puis on remarque une zone délimitée par des rubans. Un bébé s'y trouve. Il est bien peu protégé, directement accessible par les nombreux chiens errants ou les promeneurs...

Le petit lion de mer
On regagne ensuite tranquillement notre chambre pour notre dernière nuit ici. Deux jours sur place nous ont suffit, nous permettant de se perdre tranquillement dans les rues et observer les fresques.

Des fresques à chaque coin de rue

Quelques repères:

  • Bus Tomé - Valparaiso: 13000 pesos avec EME Bus. C'est la seule compagnie qui permet de partir directement de Tomé sans retourner à Concepcion. Bus flambant neuf, le plus beau depuis notre début de tour du monde.
  • 1 ticket de trolley bus: 270 pesos
  • Ascenseurs: entre 100 et 300 pesos.
  • Almuerzo: entre 2500 et 3500 pesos pour les plus économiques.
  • Calzone Roto: 100 pesos. Ça ressemble à des bugnes et comme en France il y en a des différentes. A Valparaiso elle était fine et un peu cassantes, saupoudrée de sucre glace. Ça m'a rappelée les bugnes de ma grand-mère. Trop bon.
Les prix sont de février 2017 et par personne. Devise: Pesos Chilien. Pendant notre séjour à Valparaiso 1€=692 pesos.

Hébergement:

  • Hostel Los Gaviotines: Très bien, super petit déjeuner et assez bien placé. Chambre double avec salle de bain commune. 32€ la nuit.

Chien et couleurs, un bon résumé de Valparaiso


[Chili] - Tomé

Pour partir de Pucón et remonter vers le nord nous regardons un peu sur d'autres blogs des idées de destination. La plupart des voyageurs vont directement à Santiago ou Valparaiso. On aimerait couper et visiter quelque chose entre. Il y a quelques parcs nationaux mais à cause des incendies ceux-ci sont fermés. On étudie donc la carte en se renseignant sur des noms de villes au hasard. Au gré de nos recherches on tombe sur Tomé, à côté de la grande ville de Concepción, sur la côte Pacifique.
Nous partons le dimanche 29 janvier à 8h15 de Pucón. Environ 6 heures plus tard nous arrivons près de Concepción. La région est touchée elle aussi par les incendies depuis quelques jours. Nous sentons d'ailleurs l'odeur du brulé dans le bus. On voit également des collines calcinées. Le bus nous dépose au terminal de Collao. On espérait prendre un bus pour Tomé directement mais il n'y a pas de bus locaux au terminal. Du coup on demande à un chauffeur de bus à un arrêt pas très loin du terminal où se trouve les bus pour Tomé. Il nous explique mais comme on n'est pas certain d'avoir tout compris on monte dans son véhicule puisqu'il nous dit qu'il y passe. Bon ce n'était pas nécessaire, à pied ça se fait très bien. A peine 5 minutes d'attente et nous voilà en route. Sur le chemin on aperçoit de la fumée dans les bois et des volontaires venus prêter main forte aux pompiers.

Plage Bellavista à Tomé
On passe devant quelques plages de la ville avant de rejoindre notre hôtel. La ville est construite sur plusieurs collines et on remarque plusieurs maisons colorées. Il y a pas mal de monde sur la plage mais la ville semble peu touristique. Pas de marchand de souvenir ni d'animation typique des stations balnéaires. On se promène un peu dans le centre puis on longe le port et une plage.

Une petit colline de Tomé
Sur la plage la plus proche du port quelques familles profitent du sable devant des maisons de pêcheurs. Avec les barques de couleur posées devant les bicoques c'est plutôt mignon.

Maisons de pêcheurs
On continue à marcher le long de la côte et on arrive au niveau de la plage bellavista, sans aucun doute la plus occupée de la ville. Dommage que 3 gros immeubles face à l'océan ternissent le paysage. En passant derrière ces bâtiments on tombe sur une jolie église et sur une maison aux multiples couleurs.

Tomé la colorée
Nous sommes en fin d'après-midi et la température rafraichit rapidement. On se redirige vers notre logement. Sur le chemin on mange vite fait et on file dans notre chambre.

Une rue colorée de Tomé
Le lundi nous décidons d'aller à Cocholgüe, un petit village à 6 kilomètres environ de Tomé. Nous avons repéré que des taxis collectifs y allaient. Un taxi collectif ça ressemble à un taxi mais ça fonctionne comme un bus. On les repère grâce au nom de le ligne sur le toit. Mais ce matin tous les véhicules sont pleins. On décide donc de commencer à y aller à pied en espérant en avoir un sur le chemin. Finalement on fera tout le parcours en marchant. Quelque instants avant d'arriver au village on domine celui-ci à partir de la route en hauteur.

Cocholgüe
Avec ces jolies maisons, ces surfeurs affrontant les vagues et sa côte préservée, le cadre est très jolie. Le village est séparé en deux par une bute. On se promène sur la première plage, caleta chica, en observant les surfeurs.

Surf à Cocholgüe
C'est très calme, il y a peu de monde en cette fin de matinée. On se sent super bien, apaisé. Il y a un restaurant qui donne directement sur la mer. Florine décide de me l'offrir pour mon anniversaire. Nous y dégusterons un excellent plateau de fruit de mer dans un superbe cadre.

Dégustation de fruits de mer face à la mer
Après s'être régalés nous nous dirigeons vers l'autre côté du village, caleta grande. Ici les bateaux de pêcheurs sont posés sur la plage ou carrément dans les rues.

Cocholgüe côté caleta grande
Des hommes et des femmes trient des algues séchées. Nous demandons à l'un d'entre eux ce qu'ils font des ces algues. Elles sont destinées à l'exportation pour ensuite fabriquer des compléments alimentaire, notamment pour la France.

Les algues sèchent
Nous voyons ensuite un panneau indiquant un phare. Nous entamons donc la montée puis arrivés en haut de la falaise continuons un peu. Mais nous ne trouverons jamais le phare. Pour retourner sur Tomé cette fois nous prenons un taxi collectif. En quelques minutes nous voici de retour dans le centre-ville. Nous avons adoré Cocholgüe, son calme et son cadre.

Les bateaux de Cocholgüe

Pour finir la journée nous nous promenons le long du port. De nombreuses échoppes vendent des verres de fruit de mer, des mariscales. Puisque c'est la journée fruit de mer on décide d'en acheter un et de le déguster face à la mer. C'est assez bon, bien qu'un peu trop vinaigré.

Un petit verre de mariscal
Nous allons ensuite acheté nos billets de bus pour nous rendre à notre prochaine étape. Dans l'agence la télé est allumée sur une chaine d'information. On apprend qu'un nouvel incendie s'est déclaré à moins de 20 kilomètres d'ici, à Dichato. Mardi matin, en nous levant, le ciel est sombre. La fumée de l'incendie de Dichato est arrivée jusqu'à Tomé. Dans la rue des petits bouts de cendres volent et viennent se poser sur nos cheveux. Nous allons déposer nos sacs aux bureaux de la compagnie de bus. Le bus partant à 22h45 ce soir cela nous laisse encore une journée pour découvrir Tomé. Nous allons à la mairie, dans un bâtiment très moderne, pour savoir où nous pourrions avoir des informations touristiques. On nous conduit à travers des bureaux pour atterrir chez deux dames au cinquième étage qui s'occupent du tourisme. En disant que nous sommes des touristes français nous avons droit à une expression de surprise. Apparemment ce n'est pas souvent que des touristes étrangers viennent jusqu'ici. Dés que quelqu'un passera dans le bureau nous serons d'ailleurs présentés. En attendant l'une des deux dames nous prépare tous les goodies (en double) possibles: calendrier, pochettes, autocollants...Nous avons refusé le poster car on ne peut pas non plus se charger de trop. Une expérience très rigolote et sympathique!

Après notre passage au bureau du tourisme
Pour manger nous testons pour la première fois la formule de l'almuerzo. Pour un prix très raisonnable (environ 4,5€) nous avons droit à une soupe, une petite salade,  un plat très copieux et un verre de soda. C'était en plus très bon!
Le ciel est encore plus sombre que ce matin, le soleil est totalement caché il commence à faire froid. Cela donne à la ville une ambiance particulière. Mais la fumée gêne Florine avec son asthme. Nous nous promenons dans les rues, montons sur une colline pour essayer d'avoir un point de vue sur la baie puis retournons vers la plage bellavista pour aller voir la fabrica de paños Bellavista-Tomé qui fut pendant longtemps l'une des usines de textile les plus importantes d'Amérique Latine.

Fumée sur la ville
On finit la journée au centre culturel de Tomé où il y a une sympathique petite exposition d'anciennes photos de la ville. J'en profite pour demander à la dame de l'accueil ce que signifie les inscriptions "No Octopussy" que l'on voit partout en ville. Il s'agit d'un des slogans des opposants au terminal gazier qui doit se construire dans la baie. En effet la construction de ce complexe entrainerait un refroidissement des eaux et la disparition de nombreuses espèces marines, dont les poulpes. Tomé étant à priori réputé pour ses fruits de mer on comprend que le projet suscite le mécontentement d'une grande partie de la population. La dame a qui j'ai posé la question était d'ailleurs très remontée contre le terminal.
Après un dernier repas nous quittons Tomé pour Valparaiso. Nous avons vraiment aimé notre séjour ici. Les gens étaient très sympathiques, l'ambiance calme et le cadre fort plaisant. Et pour ceux ne craignant pas l'eau un peu fraiche on peut même se baigner dans le pacifique! Bizarrement malgré tous ses atouts, nous n'avons jamais croisé de touriste autre que Chilien.

Quelques repères:

  • Bus Pucón - Concepción: 16900 pesos avec Tur Bus
  • Bus Concepción - Tomé: 900 pesos
  • Taxi Collectif Tomé - Cocholgüe: 400 pesos
  • Verre de fruit de mer (Mariscal): 1000 pesos le petit, 1500 le grand.
  • Almuerzo (repas du midi): 3000 pesos (ajouter 10% de pourboire). 
Les prix sont de janvier 2017 et par personne. Devise: Pesos Chilien. Pendant notre séjour à Tomé 1€=695 pesos.

Hébergement:

  • Hostal El Morro: Bien placé, proche du centre et à 2 pas de la plage El Morro. Moyen dans l'ensemble, eau chaude capricieuse. Chambre double avec salle de bain privée. 35€ la nuit.

Infos pratiques: 

  • Pour des toilettes gratuites pas très loin de la plage il faut aller au centre culturel.
  • Pour prendre un taxi collectif vers Cocholgüe il vaut mieux aller au départ des taxis, près du supermarché Unimarc.
  • Pour de bons produits de la mer face à l'océan on vous conseille le restaurant El Parrón à Cocholgüe. Il propose également la bière locale Cocholgüe, assez bonne. 

Après les panneaux volcans, les panneaux tsunami